Et Dieu sous-traita le Salut au marché…

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J’attire l’attention sur une publication récente de Patrick Michel et Jesús García-Ruiz: Et Dieu sous-traita le Salut au marché: de l’action politique des mouvements évangéliques en Amérique Latine. Les éditions Armand Colin ont tout de même réussi l’exploit de se tromper dans le titre sur leur site internet en utilisant le terme "évangélistes" et non "évangéliques".

Je reviendrai probablement dessus dès que je l’aurai reçu (et surtout lu). Je suis assez curieux de voir comment les auteurs justifient l’usage du terme "évangéliques" dans le titre pour traiter du "néo-pentecôtisme", terme utilisé pour désigner les mouvements de la "troisième vague" (voir cette note très claire sur le blog de Sébastien Fath). Ce type de périodisation pose trois problèmes:

  • il correspond à un découpage a posteriori qui peut donner l’impression d’une sorte de mouvement de l’histoire vers un but précis.
  • quel terme utilisera-t-on par la suite: "néo-néo-pentecôtisme", "post-néo-pentecôtisme"?
  • il établit des ruptures et des discontinuités, là où il faudrait sans doute voir des effets de continuité dans le temps long.

Voici le texte de présentation tel qu’on le trouve sur le site des éditions Armand Coline:

"Le néo-pentecôtisme connaît aujourd’hui une progression spectaculaire, certains n’hésitant pas à voir en lui « la religion du XXIe siècle ». Cet ouvrage de recherche analyse ce courant dans une Amérique latine confrontée aux effets de la mondialisation.
Le rôle du néo-pentecôtisme en Amérique latine est ainsi appréhendé à travers trois dimensions : la production, via le religieux, d’un « individu compatible », globalisé, selon une logique pleinement intégrée de marché ; la gestion, via le religieux, du rapport individu-communauté-universel, qui renvoie aux nouvelles appartenances communautaires ; l’établissement, enfin, via le religieux, d’un rapport renouvelé au politique, dans une logique où, loin de s’éprouver comme autonomes l’un par rapport à l’autre, religion et politique se mêlent en permanence.
L’ouvrage se donne ainsi pour ambition, au-delà de l’étude du cas latino-américain, de se saisir, dans une perspective résolument théorique, du religieux comme indicateur et mode de gestion des évolutions que connaissent les sociétés actuelles.

Jesús García-Ruiz, anthropologue, est directeur de recherche émérite au CNRS et dispense à l’EHESS un enseignement sur les rapports entre le religieux, l’ethnique et le politique dans le contexte latino-américain.

Patrick Michel est politiste et sociologue, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS.

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