De la signalétique chrétienne et de quelques nouvelles

church-signs-daystar-212-largeCela fait bien longtemps que je n’ai rien écrit sur ce blog. Et pour cause, je suis plongé dans la rédaction de la thèse, entreprise qui me rappelle vaguement les préparations de concours. Comme le disait mon professeur d’histoire de Khâgne: « Préparer le concours, c’est comme courir un 100 m sur la distance d’un marathon ». Bref, que du plaisir. Autant dire que cette note risque d’être la dernière avant quelques mois.

Alors, pourquoi ce titre « de la signalétique chrétienne »? Tout simplement parce que je suis dans mon chapitre sur la mise en visibilité des lieux de culte évangéliques.  Pour ce chapitre, un court passage de l’excellent livre de James B. Twitchell, How Christianity went from in your heart to in your face (Simon & Schuster, 2007), a nourri ma réflexion. Twitchell (le même qui avait publié en 2004 Branded Nation, livre dans lequel il traitait longuement des megachurches) évoque la naissance dans les Etats-Unis des années 1950 d’une entreprise pas comme les autres: la « J. M. Stewart Corporation ». Et que fait cette entreprise, aujourd’hui leader incontestée dans son domaine? Elle propose des panneaux signalétiques pour les églises, en particulier évangéliques.

Cela pourrait paraître anecdotique, mais il n’en est rien. En effet, l’émergence de ces panneaux témoigne d’un élément essentiel: la capacité d’adaptation du religieux face aux transformations urbaines en cours. Et dans les Etats-Unis des années 1950, l’évolution essentielle est la motorisation massive des ménages (elle commence même un peu avant). Du coup, le rapport à l’espace urbain n’est plus le même (voir les auteurs qui traitent du passage de la « ville pédestre », la fameuse  » walking city », à la ville motorisée). Mel Stewart, le créateur de la dite entreprise, partit d’un constat simple: si les clochers étaient des signes efficaces dans la ville pédestre, ces derniers deviennent inopérants dans la ville motorisée. D’où son idée d’installer des panneaux devant les églises, bien visibles depuis la rue. Et Twitchell de raconter que Stewart calcula que la taille de la police d’écriture et le nombre de mots devaient être liés à la vitesse des voitures quand elles passaient devant l’église.

Et la recette fait des miracles puisque le site de l’entreprise regorge de témoignages de pasteurs qui font le constat d’une hausse considérable de leurs assemblées.

Je n’en dis pas davantage, la suite sera dans la thèse…

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