Après France 2, France Inter

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Après France 2, c’est sur France Inter que j’ai le privilège de parler de mon travail; et un peu plus longuement (enfin j’espère). Il s’agit d’un reportage diffusé à la fin du magazine l’Humeur vagabonde, ce mercredi 1er décembre entre 20h00 et 21h00. Le reportage passe en fin d’émission.

Dimanche dernier, j’ai proposé (suite à sa demande) à Baptiste Etchegaray, jeune journaliste travaillant pour France Inter et pour l’excellente revue Megalopolis, un parcours dans Saint-Denis. Nous en avons profité pour passer le bonjour au pasteur Philippe Ndjoli, en charge du Centre Chrétien d’Evangélisation Amour et Vérité. Son accueil fut excellent, comme il le fut durant ma thèse.

L’axe que Baptiste souhaitait explorer était la dimension sonore des communautés. J’ai tout de suite accepté, pas seulement parce que cela flattait mon ego de passer à la radio (même si…), mais surtout parce que la dimension sonore ne doit pas être négligée et qu’on peut véritablement parler d’un « paysage sonore » esquissé par les communautés évangéliques, notamment quand elles sont plusieurs à se retrouver en un même endroit. Ce paysage sonore souligne parfaitement la présence des Eglises, et on peut saisir depuis la rue, des bribes de chants et de prêches. C’est beaucoup plus net l’été, quand toutes les fenêtres sont ouvertes. Cette dimension sonore des églises montre que la géographie ne se préoccupe pas seulement des structures matérielles et durables dans l’espace, mais s’intéresse plus largement à toutes les formes de spatialités, notamment celle dessinée par les sons.

Cette excursion fut pleine d’enseignements. J’en retiens deux :

  • j’ai découvert que l’Eglise Impact Centre Chrétien, la très dynamique Eglise de Boissy Saint-Léger a ouvert un « campus » (comme le précisait un membre de l’accueil croisé dans l’escalier alors que Baptiste et moi portions la poussette d’une fidèle se rendant au culte) à Saint-Denis, trois étages au-dessus d’Amour et Vérité. Cette forme de décentralisation de l’Eglise correspond parfaitement à ce que décrit Donald Miller dans Reinventing American Protestantism : quand l’Eglise atteint un certain seuil numérique et quand les fidèles sont dispersés dans l’ensemble de la métropole, les responsables créent des paroisses filles qui portent le même nom que l’Eglise mère. Une telle étape témoigne de l’assiste de l’Eglise et de son succès. Notons que l’ICC possède deux autres campus: un au Congo et l’autre à la Guadeloupe. Serions-nous entré dans une ère de « mission inverse au carré »?
  • L’autre élément est que l’Eglise Charisma a déménagé. Ce qui était vraisemblablement le cas lors de ma visite avec l’équipe de France 2. Ils sont désormais dans leurs nouveaux locaux du Blanc-Mesnil. Peut-être y ferai-je un tour avant mon départ à Montréal.
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Une réflexion au sujet de « Après France 2, France Inter »

  1. Bonjour M. Dejean. J’apprécie énormément votre travail. Si vous avez besoin du témoignage d’un ancien adepte d’une de ces communautés et des énormes dégâts qu’elles provoquent, je suis à votre disposition. Le phénomène est aussi très présent aux Antilles et mon expérience va aussi sur ce terrain. Cordialement.

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