« Voici le temps enfin qu’il faut que je m’explique »

Peut-être aurez-vous reconnu dans le titre de cette note un vers fameux tiré de Bérénice de Jean Racine. Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler de théâtre et le choix de ce vers va s’éclairer un peu plus loin.

On m’a signalé que la version complète de ma thèse était désormais disponible sur le site thèses.fr. Je souligne d’emblée qu’une erreur a été commise lors lors du travail d’indexation de la thèse puisque, contrairement à ce qui est indiqué sur theses.fr, Pierre J. Hamel n’était pas mon co-directeur, mais un membre du jury. Ma co-directrice était la sociologue Annick Germain.

Je profite de l’occasion pour dire quelques mots du processus de mise en ligne. Il se trouve que – et je le concède, c’est une bizarrerie – la thèse que l’on peut télécharger est la version remise sur CD à la bibliothèque universitaire de Paris Ouest-Nanterre-La Défense le jour du dépôt officiel de ma thèse, soit fin septembre 2010. Ceci n’est pas un détail comme on va pouvoir le constater.

Le texte disponible au téléchargement (celui du dépôt et de la soutenance) souffre d’oublis, en particulier dans les références bibliographiques. Comme l’apprennent très vite les jeunes chercheurs, l’art de la thèse c’est aussi l’art de l’intertexte. La thèse n’existe qu’en relation avec d’autres travaux de recherche sur lesquels elle s’appuie pour conduire une démonstration. Dans mon cas, j’ai profité des travaux de chercheurs de différents contextes nationaux et d’appartenances disciplinaires variées. Pour ne prendre que le cas français, mon approche géographique des communautés évangéliques et pentecôtistes est largement redevable des travaux d’historiens, sociologues ou anthropologues.

Lors de la soutenance, l’historien et sociologue Sébastien Fath a souligné – et à juste titre – que j’avais oublié de faire référence aux travaux de Yannick Fer, ce dernier étant un fin connaisseur de la nébuleuse évangélique. La publication en 2010 d’une enquête sur l’organisation internationale Jeunesse en Mission (L’offensive évangélique. Les réseaux militants de Jeunesse en Mission, mai 2010, Labor & Fides) a ainsi été largement saluée dans le champ de la sociologie des religion. Cet oubli n’était pas le fait d’une ignorance puisque j’avais consacré une note entière à un article de Yannick Fer paru dans la revue Social Compass. Par ailleurs, j’avais eu l’occasion d’échanger de vive voix avec lui et j’avais pu profité de son expérience et de ses conseils de lecture. C’est donc un pur oubli.

On comprend dès lors pourquoi j’ai insisté sur la procédure de mise en ligne de la thèse. Il ne m’a pas été possible d’apporter de corrections, notamment celles appelées par les remarques des membres du jury.

Je me suis lancé il y a quelques semaines dans un processus de reprise de la thèse en vue de la publier sous une forme plus aboutie et plus accessible. Si une telle entreprise aboutit, l’erreur sera évidemment réparée.

Et si vous connaissez des éditeurs, faites signe…

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