« Postsecular cities »: penser la place du fait religieux dans l’espace urbain

La géographie des religions est désormais une branche bien affirmée de la géographie dans les pays de langue anglaise (ce qui manque malheureusement en France). Régulièrement, des chercheurs proposent de nouvelles perspectives et des cadres théoriques renouvelés pour penser les liens unissant l’espace et le fait religieux. Récemment, Justin Beaumont et Christopher Baker ont dirigé un ouvrage intitulé Postsecular cities. Space, theory and Practice (London, Continuum, 2011, 276 p.). Vous pouvez consulter en libre accès le compte rendu de l’ouvrage que j’ai rédigé pour le bulletin bibliographique (N°156) de la revue de référence Archives de Sciences Sociales des Religion. Par ailleurs, vous trouverez dans le même bulletin bibliographique le compte rendu de l’ouvrage Exploring the Postsecular. The Religious, the Political and the Urban, rédigé Chantal Saint-Blancat. Par ailleurs, dans le cadre de la conférence de l’Association of American Geographers (24 au 28 février 2012), deux ateliers organisés sous l’égide du groupe Geography of Religions and Belief Systems porteront précisément sur cette problématique des postsecular cities. J’y ferai une présentation intitulée « The invisible reenchantment of urban spaces: the case of Evangelical and Pentecostal places of worships in Paris and Montreal ». En voici le résumé:

« In western societies, urban spaces are probably the best vantage points to observe the process of secularization. In the French context, the sociologist Gabriel Lebras has explained that, as soon as they arrived in Paris, peasants from Brittany ceased to be Catholics, as if the urban space was per se irreligious. Nonetheless, many scholars point out that contemporary religious vitality happens precisely in cities, leading to a « re-enchantment » of sorts of urban spaces. This religious vitality comprises both a social side and a spatial side. Contemporary religious life « produces » a new geography of religion: unlike traditional religious spaces and places, we argue that religious spaces are now diffused and disseminated, some of them almost invisible in public space.
Through the case of Evangelical and Pentecostal churches in Paris and Montreal, we would like to depict and analyze the places of worship produced by communities in cultural contexts characterized by « secular iconoclasm ». We argue that Evangelical and Pentecostal communities are considerably blurring the traditional categories of the sacred and the profane, so that it becomes more and more difficult to identify clear religious spaces. Drawing on numerous examples, we would like to show that in post-secular cities, religious is not nowhere to be found, but, on the contrary, everywhere. Evangelical and Pentecostal communities in Paris and Montreal epitomize the idea that religion in the post-secular city is not confined in specific places, but rather tends to take possession and subvert unexpected spaces ».

 

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