Disparition de T. L. Osborn: la fin d’une époque

Le décès de Tommy Lee Osborn le 14 février dernier n’a certes pas été relayé par les médias, mais il s’agissait pourtant d’un événement important pour l’univers pentecôtiste et charismatique.

Non seulement, T. L. Osborn fut un infatigable voyageur et un écrivain prolifique mais surtout, sa disparition marque symboliquement la fin d’une époque, celle qui vit le succès des ministères indépendants de guérison, marqués par des figures comme Osborn, William Branham, Oral Roberts ou encore Tommy Hicks. Ce sont ces mêmes évangélistes qui, par leurs nombreux voyages, diffusèrent mondialement les contenus charismatiques et ce, bien avant que n’apparaisse internet. Par ailleurs, une figure comme Osborn fut une source d’inspiration importante pour nombre de Ministères développés dans le seconde moitié du 20ème siècle. Par exemple, comme le rappelle Allan Anderson dans An introduction to Pentecostalism (Cambridge University Press, 2004), le « Word of Faith movement » (proche de la théologie de la prospérité sans en être identique) de Kenneth Hagin vient constamment puiser dans les enseignements de Osborn. Autant dire que, si Osborn n’est plus, son esprit et son œuvre demeurent bien vivants.

The New International dictionary of Pentecostal and Charismatic movements nous apprend que dès 1948 Osborn entame un ministère de guérison. Après une première « tournée » en Jamaïque, il retourne aux États-Unis pour plusieurs campagnes d’évangélisation à Flint (Missouri) et à Detroit, avec William Branham et F. F. Bosworth. En 1950, il revendique plus de 18 000 conversions en seulement 12 jours à Puerto Rico et 50 000 à Cuba, en 1951. En 1952, ce sont des milliers de personnes qui se convertissent au Venezuala avant que Osborn ne soit arrêté pour sorcellerie, à la suite des guérisons dont eu vent des médecins et les autorités catholiques. À Guatemala City, en 1953, ce sont plus de 50 000 personnes qui se convertissent.

en 1953, Osborn crée l’Association for Native Evangelism qui doit permettre d’effectuer à des gens entraînés d’effectuer un travail missionnaire auprès de leurs compatriotes. En 1964, Osborn a eu prêché dans plus de 40 pays, avec un succès étonnant au Kenya, en Indonésie, au Japon ou encore à Java.

Le ministère d’Osborn est caractérisé par sa flexibilité. Afin de mieux toucher la jeunesse à la fin des années 1960, il se laisse pousser la barbe, donne un coup de jeune à sa garde robe et revoit son vocabulaire.

Fondée en 1949 par le couple Osborn, L’Osborn Ministries international a toujours ses bureaux à Tulsa. À la tête de l’organisation on trouve LaDonna Osborn, la propre fille de T. L. Osborn. Bref, une belle affaire de famille…

 

 

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